p^^aque

bonne faite de pâque

# Posté le samedi 22 mars 2008 15:34

legende d'hautomne

trop bce film meme la music

même que brad pitt joue dedant en 1994

s'il vous plait allez voir ce blog ,voulez vous savoir ce qu'il y a dedant alorsil est consacé a ----?----

# Posté le vendredi 14 mars 2008 14:19

Modifié le lundi 17 mars 2008 15:08

legende d'hautomne

le plus bo film que j'ai vu

# Posté le vendredi 14 mars 2008 14:16

comms

ci vus voulez un autre articleil faut mettre des comms

objectif 30 comms

monfilm prefere

miss texas le film

j'adore ce film c mon film prefere

# Posté le samedi 16 février 2008 05:55

texas

texas
Un article d'une plume associée sur la peine de mort. Ou le parti de défendre la dignité humaine, y compris dans le châtiment. Le témoignage apporté en écho à cet article est fort. Il montre, simplement, l'inadéquation de la peine. L'auteur est engagé de longue date pour la suppression de ce châtiment dans le monde. A la recherche de la compassion, un chemin qui ne peut que nous aider à atteindre la liberté...



A l'heure de la libération de Patrick Henry, de la campagne « Strike Hard » en Chine, de l'exécution volontaire de Tim McVeigh, il est temps de relancer le débat sur la peine de mort qui porte atteinte au droit le plus fondamental de l'homme : le droit de vivre.


C'est certainement l'exécution de Tim McVeigh qui a suscité le plus grand nombre de réactions dans le monde. De nombreuses organisations s'opposent à l'exécution : Amnesty International, The European Coalition to Abolish the Death Penalty... mais aussi des particuliers. En effet, la condamnation et l'annonce de l'exécution de l'Oklahoma City Bomber ont fait de lui un anti héros.

Qui ne connaît pas Timothy McVeigh ? Ce jeune homme de 33 ans qui, il y a 6 ans a fait sauter l'Alfred P. Murrah Federal Building à Oklahoma City, ce jeune homme froid et apparemment sans remords, qui a qualifie de « dommages collatéraux » la présence et la mort d'enfants dans l'explosion. Tout le monde connaît Tim Mc Veigh, mais qui peut citer le nom d'une seule de ses victimes ? Difficile, pourtant le choix est immense, il y en a eu 168 : des bébés, des vieillards, des femmes enceintes... Le plus grand attentat terroriste jamais perpétré aux Etats-Unis, mais personne ne connaît le nom de ces victimes ; de ce désastre, il ne restera qu'un nom qui entrera tristement dans l'histoire au même titre que celui de Booth, d'Oswald et de Ruby : celui de Tim McVeigh.

Bien qu'ayant perdu sa fille dans l'attentat, Bud Welch se bat contre la peine de mort et particulièrement contre l'exécution de McVeigh. « Au début, je voulais le voir frire sur une chaise, admet-il, puis je me suis rendu compte que la vengeance et la haine étaient les raisons mêmes pour lesquelles Julie et 167 autres personnes sont mortes ». Un jour, Mr Welch vit Bill McVeigh, le père de Tim à la télévision : « j'ai lu une peine incommensurable dans ses yeux, la peine d'un homme qui va perdre son fils. J'ai alors décidé de lui rendre visite, je suis allé le voir en septembre dernier, nous nous sommes assis et nous avons parlé de ce que nous faisions dans la vie : nous sommes tous les deux de simples ouvriers qui travaillons dur pour vivre. Le but de ma visite n'était pas de recevoir des excuses. Quand je suis parti, j'ai pris la s½ur de McVeigh dans mes bras et je lui ai dit que je ne voulais pas que son grand frère meure. Les politiciens pensent que les familles se sentiront mieux après l'exécution, c'est faux, certains le savent déjà, d'autres mettront plus de temps à s'en rendre compte, mais rien ne nous ramènera nos proches, comment pourrions nous aller mieux ? Nous aurons simplement satisfait une envie de vengeance et fait souffrir une autre famille qui n'y est absolument pour rien : celle de Tim McVeigh.

Je pense qu'il n'est pas inutile de rappeler que la peine de mort est souvent injuste et qu'elle pénalise les plus pauvres, ceux qui n'ont pas les moyens de se payer un avocat. Elle est cruelle pour le condamné du fait des modes d'exécution : décapitation, pendaison, chaise électrique, mais aussi du fait du temps d'attente : certains passent 25 ans en prison avant d'être exécutés.
Jamais un criminel n'a joué de la sorte avec sa victime : l'enfermant pendant des années, la menaçant chaque jour de la tuer.

A l'opposé, il y a des pays comme la Chine où la moyenne d'attente dans le couloir de la mort, est d'environ trois jours : pas de possibilité d'appel, ni de recours en grâce. En Chine, lorsqu'on est jugé, on est présumé coupable, car la justice, c'est le gouvernement, le gouvernement, c'est le parti et le parti n'a jamais tort.

Les Etats imposent sciemment une torture morale aux familles des condamnés, les punissant pour un crime qu'ils ne pouvaient éviter : engendrer un criminel, on entend souvent dire qu'on ne choisit pas ses parents, beaucoup plus rarement qu'on ne choisit pas ses enfants. Dans certains Etats américains, la famille n'est pas autorisée à récupérer le corps après l'autopsie, le corps est enterré dans le cimetière de la prison, avec un numéro, suivi d'un X, signifiant « executed ». En Chine, le gouvernement facture aux familles le prix de la balle qu'ils utilisent pour exécuter un condamné. La Chine exécute plus de personnes que le reste du monde réuni. Entre 1990 et 1999, elle a exécuté plus de 18194 condamnes. De plus en plus, les exécutions se font par injections mortelles car celles-ci permettent de prélever des organes sur les corps des exécutés.

Enfin, je voudrais laisser la parole à un de mes amis, actuellement dans le couloir de la mort en Alabama, coupable d'avoir tué deux personnes :


« Bonjour, je m'appelle Michael Taylor, je suis dans le couloir de la mort depuis 8 ans. J'ai 29 ans. On m'a demandé d'écrire un petit aperçu de la vie dans le couloir. J'espère que vous comprendrez à travers mon regard les atrocités qui se passent dans tous les couloirs de la mort en Amérique.
J'avais 19 ans quand je fus inculpé du meurtre de deux personnes que je connaissais. 17 mois plus tard, j'eus droit à un procès de trois jours. Le jour suivant, le jury votait à 12/0 pour ma mort, plutôt que pour la perpétuité sans remise de peine possible/ sans libération anticipée.
Mon avenir comme celui des 182 autres ici est assez lugubre. L'Alabama est connu pour être un Etat pauvre, un Etat qui est en retard par rapport aux autres Etats d'Amérique dans des domaines tels qu'éducation, réforme sociale et technologie. Tristement, l'histoire judiciaire de l'Alabama est marquée par les préjugés et le racisme. Tous ces facteurs se rejoignent pour créer « le grand débat » sur la peine capitale. Est-elle appliquée justement ? Des innocents sont-ils assassinés ? Le racisme joue t'il un rôle dans la décision de vie ou de mort ? Les questions sont posées, j'espère pouvoir montrer à beaucoup d'entre vous que cette pratique est injuste et que ma Nation participe à une pratique barbare qui consiste à tuer ses propres citoyens.


Un changement d'opinion s'est opéré durant les deux dernières années aux Etats-Unis, depuis que le gouverneur de l'Illinois a déclaré un moratoire sur toutes les exécutions pour voir comment la peine de mort est appliquée. Les Etats-Unis commencent à se demander si des gens innocents n'ont pas été exécutés. Bien que le taux de partisans de la peine de mort soit à son plus bas niveau depuis le pic de 1990, le nombre d'exécutions continue d'augmenter. La machine à tuer au Texas est toujours en marche et l'Oklahoma cette année a déjà tué 10 personnes (8 au mois de janvier) dont deux femmes. Même le Tennessee et le Delaware ont procédé à des exécutions. Les Etats Unis ont exécuté des mineurs au moment des faits, des innocents potentiels (11/05/01 : un condamné d'Oklahoma vient d'être relâché après 15 ans passe dans le couloir), des étrangers.


Dans le couloir, les conditions sont mauvaises dans le meilleur des cas. En Alabama, chaque condamné vit dans une cellule simple de 2m50 sur 1m50, contenant un lit, un évier et des toilettes. Nous sommes enfermés 23 heures par jour, la dernière heure, nous la passons dans la cour. Nous sommes autorisés à nous doucher une fois tous les deux jours pendant 5 minutes.
Les 23 heures que nous devons passer dans nos cellules sont assez répétitives, il faut trouver quelque chose à faire : certains dorment toute la journée, d'autres écrivent ou lisent, d'autres réfléchissent à leur situation. C'est ce qui est le plus dur dans le couloir. Simplement réussir à vivre un jour de plus ici, tout en arrivant à faire face au fait que nous sommes un jour plus près de notre mort.


L'équipe médicale est inadaptée et insuffisamment formée. Si tu développes une maladie grave, ton compte est bon : ces deux dernières années, un homme a eu la maladie de Parkinson, un autre une cirrhose du foie. Ils sont tous les deux morts dans l'hôpital de la prison. Personne ne fait vraiment confiance à cette équipe médicale, ce sont les mêmes personnes qui te certifient en bonne santé pour être exécuté, puis qui vérifient les battements de ton c½ur après ton exécution.

La nourriture est horrible : l'Alabama dépense 69c (un peu moins de 5 FF) par jour et par prisonnier pour ses trois repas. Nous avons le même repas tous les jours : pâtes, haricots, riz et pommes de terre. Il n'y a jamais de lait, de céréales, de fruits frais ou de salade pour nous permettre de rester en bonne santé.

La durée moyenne d'attente avant d'être exécuté est de 9 ans. Pendant ces 9 ans, chacun essaie de s'occuper de son propre cas. Mais souvent certains n'arrivent pas à faire face et finissent par se suicider. J'ai perdu le compte des gens qui se sont tués : cette année, un homme s'est ouvert les veines et s'est vidé de son sang, un autre s'est pendu avec un drap, et un autre s'est étranglé lui-même avec un câble électrique. Dans un tel environnement, certains ont commencé à renoncer à leurs appels : ils abandonnent simplement leur combat et sont exécutés, plutôt que de devoir passer une semaine, un mois, une année de plus ici. Ce type de personnes est en augmentation dans tout le pays et les Etats sont plus qu'heureux de tuer un homme qui a perdu tout espoir, c'est un gain de temps et d'argent.


Pour moi, chaque jour est un combat, une lutte pour passer 24 heures de plus, en gardant toute ma tête. Je réfléchis à ma vie et je me demande pourquoi je suis torturé de la sorte tous les jours. J'ai exprimé de sincères remords, mais le pays que j'ai servi et que j'aime veut quand même me tuer. Je pense souvent à ma formidable famille. Ma présence ici a anéanti mes parents : rien que de se lever le matin et de savoir que je suis dans le couloir est trop dur à supporter pour eux. Mon frère et ma s½ur ont dû aller à l'école avec la honte d'avoir un frère condamné à mort. J'ai déjà tout perdu, il ne me reste que l'espoir. L'espoir qu'un jour je sortirai de ce couloir, et que je n'aurai plus à porter le poids de ma propre mort sur mes épaules. Parfois, c'est vraiment trop dur, alors je repense à des moments passés pour ne pas devenir fou. Le couloir n'est pas un endroit ou vous enverriez votre pire ennemi.


Ici, 99.99% des gens sont pauvres, et si tu n'as pas d'argent, tu es déjà mort sans le savoir. Le couloir est composé de 50% de blancs et de 50% de noirs, mais les noirs ont plus de risques de se faire exécuter, surtout si leur victime était blanche. Les noirs sont encore persécutés pour leur couleur de peau ici, et bien que nous soyons au 21eme siècle, le racisme et le fantôme de l'esclavage sont encore présents en Alabama.
La pire chose qui puisse arriver dans le couloir est de perdre un ami. Savoir qu'un jour ce sera ton tour...

Quand la date de ton exécution est fixée, il te reste 90 jours à vivre. Pendant ce temps, tu dis secrètement adieu a tes amis. Une semaine avant l'exécution on t'envoie dans la cellule de la mort. Cette cellule est à 10 mètres de la chaise électrique. Cette semaine là tu peux entendre l'escadron de la mort (c'est comme ca qu'on appelle l'équipe qui s'occupe des exécutions) travailler sur la chaise, pour être sûr qu'elle fonctionnera. Tu peux voir des étincelles voler jusque dans le couloir. Au dernier jour de ta vie, tu es autorisé à dire au revoir à ta famille. Tu es ensuite reconduit à 20 heures dans la cellule de la mort. Là, tu manges ton dernier repas, puis on te rase la tête et les poils du mollet droit. Ensuite tu vas prendre ta dernière douche, et on te donne des vêtements propres pour mourir. Ici, les exécutions se déroulent à minuit. A 23 heures, tu es autorisé à parler avec un conseiller spirituel. A 23h45, on t'emmène à la chaise électrique, on t'y attache. A 23h55, un rideau se lève, c'est d'ici qu'assisteront les témoins à l'exécution (ta famille, la famille des victimes, des volontaires...). A 23h59, le directeur de la prison te lit ton mandat d'exécution qui dit a peu près que tu as été condamné à mourir et que c'est pour cette raison que tout le monde est là. Ensuite, on te demande si tu as quelque chose à dire. A minuit, tous les condamnés dans le couloir se mettent à taper avec des tasses en plastique sur la porte de leur cellule, ça fait un bruit assourdissant. Ils font ça pour dire au revoir à leur frère et pour protester contre cet abattage. En même temps, on te met un masque sur le visage, ensuite l'ordre est donné de te tuer. La première seconde où les 2300 volts sont administrés, ton cerveau est mort. Ces 2300 volts durent pendant plusieurs minutes, puis ensuite une autre charge de 1800 volts est appliquée pendant plusieurs minutes pour être sur que tu es mort. Au moment ou l'électricité est envoyée, de la fumée sort de derrière le masque. Ton mollet et ta tête sont brûlés. Je vis au-dessus de la salle d'exécution, je peux voir la fumée et sentir l'odeur de la chair brûlée, la puanteur est insupportable. L'infirmière de la prison vient pour vérifier ton pouls. Après l'exécution, les témoins sont escortés jusqu'aux portes de la prison. A 1 heure du matin, on emmène ton corps à la morgue de la ville où une autopsie est pratiquée le lendemain. Le médecin qui remplit le formulaire d'autopsie écrit « homicide » comme cause du décès. Il vient de témoigner du meurtre d'Etat.


Pour conclure j'espère qu'un jour les choses changeront, que la pression internationale forcera les Etats Unis à stopper cette pratique inhumaine. Il y a des alternatives à la peine de mort, comme la perpétuité sans possibilité de libération sur parole. J'espère que vous n'allez pas rester assis les bras croisés, j'espère que vous allez vous lever et exprimer votre mécontentement. Faites savoir que la vie de n'importe quel être humain vaut la peine d'être sauvée. J'espère avoir réussi à vous convaincre. J'espère un jour être capable de vous réécrire pour vous faire savoir que vos efforts n'ont pas été vains. Je veux simplement vivre. »

Michael Taylor Z-549
9-U-2
Holman Unit 3700
Atmore, Alabama 36503-3700
USA



Ce n'est pas un article politique, ni une critique de la société américaine ou chinoise que j'ai voulu écrire ici. J'ai simplement voulu insister sur le côté inhumain et surorganisé de la peine de mort. Je suis venu chanter un hymne à la vie, défendre le prix d'une existence, n'importe laquelle. Je ne veux pas oublier les victimes ni transformer leur meurtrier en martyr (hier je lisais avec effarement un article sur McVeigh qui était comparé à Jésus : 33 ans au moment de sa mort, détesté par sa société...). Simplement comme Ghandi, je pense que « ½il pour ½il et le monde entier devient aveugle » et comme Hugo je sais et je veux faire savoir que « on ne lave pas le sang par le sang, mais par les larmes ».

# Posté le mercredi 06 février 2008 05:40